15 décembre, quinzième case du calendrier de l’Avent : découvrons le charmant métier de coltineur.
Tout le monde connaît l’expression « se coltiner », qui évoque généralement une corvée pénible, un fardeau qu’on traîne à contre‑cœur. Mais derrière le verbe, y avait‑il un vrai métier aussi peu enviable que son héritage linguistique ?
Eh bien oui. Le coltineur était l’ouvrier chargé de porter, sur sa tête ou sur son cou, les lourds ballots d’un navire en cours de chargement ou de déchargement. Autrement dit : un débardeur, mais version « haltérophile maritime ».
Le mot vient du coltin, dérivé de col (le cou). Ce n’était pas qu’un terme : le coltin était aussi un large chapeau de cuir protégeant la nuque des coltineurs et des portefaix. Et comme si cela ne suffisait pas, on ajoutait encore un capuchon de toile épaisse ou de sparterie. Bref, l’élégance portuaire dans toute sa splendeur.
Évidemment, on ne choisissait pas ce métier pour le plaisir. D’où l’expression « se coltiner », qui garde intacte la saveur du labeur forcé, même si aujourd’hui elle s’applique à des tâches bien éloignées des quais, des navires… et du cou.